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GOUVERNEMENTS

Études de cas

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En étroite collaboration avec CGI, le plus grand assureur public du Québec réalise une migration complexe à l'environnement Windows 2000/XP

« Peu de fournisseurs TI auraient été à la hauteur d'un mandat de migration si important. Nous le savions en choisissant CGI, et CGI nous a prouvé la justesse de ce choix, tant par sa souplesse que par sa rigueur, sa rapidité d'exécution et sa capacité à travailler en puissante synergie avec nos multiples experts et usagers. »

Richard Audet, directeur général des technologies de l'information

Constituée en 1980, la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST) est un assureur public au service de plus de deux millions de travailleurs et de travailleuses ainsi que de leurs employeurs. Comptant 21 directions régionales et plus de 4 000 employés d'un bout à l'autre du territoire québécois, la CSST est chargée de trois grandes missions : la prévention-inspection, l'indemnisation et la réadaptation, ainsi que le financement. Aux victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, la Commission offre ainsi un soutien financier ainsi que l'assistance médicale et la réadaptation nécessaires en vue d'un retour au travail. Aux employeurs, qui financent le régime en versant des cotisations, la Commission offre de l'aide en vue d'assainir le milieu de travail et d'y éliminer les dangers.

Le défi
Dans les premiers mois de 2001, après avoir judicieusement piloté le passage à l'an 2000 et consolidé son environnement TI en conséquence, la CSST s'est retrouvée face à un autre défi d'envergure : celui de moderniser, d'intégrer et de simplifier le plus rapidement possible l'ensemble de son infrastructure technologique ainsi que de ses applications corporatives et sectorielles. La Commission évoluait alors dans un environnement hétérogène faisant intervenir tantôt la plateforme Windows NT 4.0, tantôt la plateforme OS/2. Entre les utilisateurs respectifs de ces deux plateformes, les échanges s'avéraient souvent difficiles ou inutilement restreints. Par ailleurs, non seulement y avait-il multiplicité des modes de fonctionnement informatique, mais on se heurtait aussi notamment à des problèmes de complexité de navigation dans les applications en place et de sous-utilisation de certains outils (par manque d'accessibilité ou à cause du temps de réponse trop lent, par exemple). Qui plus est, la CSST se voyait privée de nouveaux produits à forte valeur ajoutée qui avaient fait leur apparition sur le marché avec l'arrivée des systèmes Windows 2000 et Windows XP. L'environnement OS/2, surtout, était devenu un véritable frein à l'évolution opérationnelle et stratégique de la Commission, faisant partiellement obstacle à la réalisation de sa mission, alourdissant de beaucoup le soutien aux utilisateurs et faisant constamment grimper les coûts de TI.

À la Direction générale des technologies de l'information (DGTI), on s'est donc mis, par voie d'appel d'offres, à la recherche d'un expert TI capable de mettre en place une toute nouvelle infrastructure. Il s'agissait plus précisément d'implanter Windows 2000 sur près de 200 serveurs et de Windows XP sur les 5 400 postes de travail de tous les employés, aux quatre coins de la province (ce qui englobait aussi les ordinateurs portables et les salles de formation). Cette imposante migration allait également être celle de systèmes internes de grande envergure conçus au fil des ans par la Commission pour les besoins de ses huit lignes d'affaires (réparation, prévention-inspection, financement, etc.).

Au préalable, il fallait aussi certifier, tester et adapter près de 300 applications des lignes d'affaires, pas moins de 108 applications sectorielles de même que toutes les applications informatiques utilisées par les directions régionales et les unités administratives. Et le tout, bien sûr, sans perturber les activités de la CSST, dont dépendent notamment des dizaines de milliers de personnes malades ou accidentées pour assurer leur subsistance pendant un arrêt de travail. Enfin, on savait que le passage à un mode de travail intégré pour l'ensemble des employés nécessiterait des apprentissages importants pour plusieurs clientèles internes, et donc beaucoup de soutien et de formation.

La stratégie
Comme l'explique Richard Audet, directeur général de la DGTI : « CGI a su nous prouver, dans sa soumission, qu'elle offrait à la fois le vaste bassin de ressources nécessaire et la meilleure combinaison d'expertises pointues qui s'imposait pour ce projet de portée exceptionnelle. Nous tenions aussi à nous adjoindre un partenaire qui avait déjà des initiatives semblables à son actif, ce qui était également le cas de CGI. Nous avions ainsi la certitude de faire le bon choix. » De son côté, pour pouvoir combler des besoins aussi considérables chez son client, CGI avait choisi de faire équipe avec divers fournisseurs spécialisés, dont Microsoft.

Fidèle à la stratégie fondamentale d'étapisme que s'était donnée la Commission, l'équipe CGI (qui allait compter plus de 200 personnes entre le début et la fin du projet) s'est d'abord consacrée à la transformation des applications. Il fallait commencer par remplacer les outils de développement d'applications en place par des solutions compatibles avec Windows XP. Ensuite, les experts CGI se sont penchés sur chacune des centaines d'applications dont la totalité des fonctions devaient être reconduites dans le nouvel environnement, procédant par preuve de concept pour assurer que toutes les solutions proposées fonctionnent à la perfection sur Windows 2000 ou XP. Là où une application essentielle exploitée en OS/2, par exemple, n'était plus du tout supportée dans l'univers XP, CGI était notamment mise au défi de trouver une solution équivalente et d'aider à faire en sorte que celle-ci soit bien accueillie par les usagers cibles. Dans un deuxième temps, on a aussi étudié une multitude de fonctions inédites offertes dans le nouvel environnement et déterminé, de concert avec des intervenants clés de la Commission, lesquelles pourraient et devraient absolument s'ajouter aux fonctions existantes.

Une fois venu le moment de l'implantation, CGI et la Commission s'étaient déjà entendues sur un processus en deux principales phases : après les premiers essais, on ferait d'abord passer à Windows XP les employés dotés d'un poste fonctionnant en Windows NT, puis on effectuerait la migration plus complexe et délicate des postes fonctionnant encore en OS/2. Mais ce n'est pas tout : même à l'échelle de chaque bureau, la CSST tenait à ce que l'implantation se fasse en plus d'une vague, question de ne courir vraiment aucun risque pour la continuité des affaires. Judicieusement prudente, cette stratégie reposait toutefois sur une coordination fort complexe et de nombreux déplacements des gens de CGI, notamment à des fins de soutien et de formation juste à temps.

En prévention-inspection, l'ampleur des changements et les besoins particuliers du personnel ont justifié une véritable « opération tapis rouge ». En effet, parallèlement au projet de migration, on proposait désormais aux inspecteurs de la Commission (qui travaillent très souvent à l'extérieur du bureau, chez les employeurs) nombre de nouvelles applications critiques et des postes de travail exploitant une technologie semblable à celle des assistants personnels numériques. Chaque inspecteur devait pouvoir remettre son ancien poste à CGI un vendredi soir et reprendre le travail de façon parfaitement autonome dès le lundi matin suivant, nouveau poste en main et formation entièrement assimilée. Sans avoir perdu un seul iota d'information ni la moindre fonction, bien sûr!

La technologie

  • Serveur WINDOWS 2000
  • WINDOWS XP
  • (AIGL) COOL:Gen et Visual Basic
  • DB2

Les résultats
Depuis février 2004, l'ensemble du parc informatique de la CSST fonctionne désormais en Windows 2000 pour les serveurs (sauf certains serveurs exclus du projet) et Windows XP pour les postes de travail. La plateforme OS/2 a donc complètement disparu de l'environnement de la CSST, comme celle-ci le souhaitait. Désormais, il n'y a plus qu'une seule et même plateforme pour tout le monde et une gamme intégrée d'applications, toutes mises à niveau. Voilà qui simplifie considérablement le travail de gestion, de planification et de développement de l'équipe DGTI et permet le contrôle plus serré de ses coûts de TI. Du point de vue des utilisateurs tout comme des façons de faire au sein des divers groupes de la Commission, les résultats du projet sont également impressionnants. Par exemple, tous les employés ont à présent accès au même dossier électronique exhaustif et unifié pour chaque travailleur et chaque employeur. « Nous avions très hâte d'en venir là, souligne Richard Audet, puisque nous savions à quel point la cohérence des données entre lignes d'affaires allait contribuer à la qualité stratégique globale de nos interventions et aider la CSST, somme toute, à s'acquitter de sa mission. » Par ailleurs, l'environnement XP est synonyme de possibilités époustouflantes en matière d'enrichissement fonctionnel.

À la DGTI, on pense déjà à plusieurs fonctions à valeur ajoutée qui pourraient se greffer facilement et rapidement à celles qui sont déjà en place : émission de lettres informatisées, suivi de dossiers avec notes évolutives, répertoire dynamique, etc.

« Peu de fournisseurs TI auraient été à la hauteur d'un mandat de migration si important, conclut M. Audet. Nous le savions en choisissant CGI, et CGI nous a prouvé la justesse de ce choix, tant par sa souplesse que par sa rigueur, sa rapidité d'exécution et sa capacité à travailler en puissante synergie avec nos multiples experts et usagers. Sans oublier, bien sûr, son respect intégral de l'échéancier et du budget fixés. Essentiellement, ce sont nos perspectives d'avenir qui viennent de s'ouvrir toutes grandes, et nous en sommes fort satisfaits. »

 
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